

La flore de Nouvelle-Calédonie
L’originalité de la flore de la Nouvelle Calédonie est déterminée par sa géologie, l’ancienneté de son isolement géographique ainsi que sa situation en zone intertropicale. La composition des sols (sols ultramafiques, sols sableux, etc.…) et l’influence des alizés ont engendré une grande variabilité des groupements végétaux. En effet, la côte ouest est recouverte d’une végétation de type sclérophylle, tandis que la côte est, soumise à une pluviométrie importante présente une végétation dense, humide et sempervirente.
La forêt sèche
Les forêts sèches, soumises aux alizés desséchants, se situent sur la côte ouest, généralement sur des roches sédimentaires ou basaltiques. Bien qu'elles n'occupent plus que 45 km², soit 1 % de sa surface initiale, la forêt sèche de Nouvelle-Calédonie contient encore environ 435 espèces de plantes vasculaires (plantes à fleurs et fougères) autochtones. 57% de ces espèces sont endémiques de la Nouvelle-Calédonie et une soixantaine d'entre elles est de surcroît cantonnée à cette forêt. La forêt sèche ou sclérophylle représente donc un des écosystèmes terrestres les plus menacés de la planète.
Pour en savoir plus, visitez le site du programme forêt sèche:



Les maquis
Ces formations, qui occupent 90% des terrains ultramafiques, s’étendent du niveau de la mer jusqu’au plus haut sommet et supportent une pluviométrie annuelle qui peut varier entre 900 et 4000 mm. Il s’agit de formations sclérophylles sempervirentes héliophiles, arbustives plus ou moins buissonnantes ou ligno-herbacées à strate cypéracéenne dense.
Il existe une grande variabilité physionomique et structurale au sein de ces formations, avec de nombreuses transitions vers la forêt. 35 % des espèces du territoire sont présentes dans ce type de formation végétale et le taux d’endémisme dépasse souvent 90 %.



Elles recouvrent aujourd’hui moins de 18 % du territoire, et présentent différents faciès selon la nature du sol. Au sein de cette formation, on retrouve 58 % des espèces présentes en Nouvelle-Calédonie, avec un taux d’endémisme de 82 %, dont les 5 familles endémiques au territoire. Cette formation végétale a largement régressé depuis l’arrivée de l’Homme.


Les mangroves
Elles couvrent 200 km² de la frange littorale, et restent peu exploitées par l’homme. Ces biotopes, qui représentent une interface dynamique entre les milieux terrestres et aquatiques sont des écosystèmes fragiles. Ces milieux bénéficient d’une protection internationale grâce à la convention de RAMSAR sur les zones humides.

Ces milieux que nous venons de décrire succinctement, représentent une richesse biologique inestimable pour la Nouvelle-Calédonie, et pour la planète entière. En effet, ce sont plus de 3400 espèces de végétaux qui y vivent depuis des millions d’années et qui ont évolué sur cette terre. Cependant, la surface de ces milieux naturels diminue chaque année sous la pression de l’homme, emportant avec elle ce patrimoine biologique unique.
